mercredi 28 septembre 2011

Recyclage de croquis

Comme tout le monde, c’est comme ça, il y a des jours où l’on ferai mieux d’aller au champignon ! Notre mine ne va pas là où nous aimerions qu’elle aille, un gros camion vient se garer sous notre nez, un coup de vent soulève brutalement notre feuille juste au moment où notre tracé devait être précis où, cas encore plus fréquent, la couleur que nous venons de déposer ne convient pas du tout. Bref, c’est moche et ce type de dessin termine généralement à la poubelle. Le problème est qu’il n’est pas toujours possible de supprimer une page de son carnet, surtout sur un album où l’on travaille généralement en recto-verso. La solution : oublier l’orignal et créer une tout autre ambiance.  Matériel utile : une éponge, de l’eau en quantité importante, des idées, de la gouache, des crayons de couleur, etc.
Avant

Après

6 commentaires:

CLAIRE a dit…

interressant mais bcp d'eau sur du papier comment????... en tous cas c'est un tres chouette recyclage... !

Randocroquis a dit…

Claire : Lorsque ton aquarelle est sèche, tu t'installes près d'un lavabo et, avec une éponge essorée, tu prélèves le pigment en tamponnant (voire en frottant) ta feuille. Selon le pigment, tu ne retrouveras pas totalement le blanc du papier, mais suffisamment pour passer une autre couleur. Tu peux également le faire avec un pinceau brosse rigide. Pense également à éponger le trop plein d'eau avec un chiffon. Pour info, le papier pour ce croquis est un simple 100g. Tu verras, c'est très amusant !

ClaireB a dit…

Après avoir enlevé les pigments d'origine, c'est de l'aquarelle que tu as passé sur toute ta feuille pour obtenir cette teinte "ocre" uniforme ?
En tout cas, la comparaison et le résultat sont intéressants.
Claire

Randocroquis a dit…

@claireB : Effectivement, c'est de l'aquarelle que j'ai déposée avec un large pinceau brosse.

Roy a dit…

C'est intéressant! Je ne savais pas que l'on pouvait reprendre de cette manière un croquis "loupé". Je me souviens que mon professeur de peinture, nous avait dit qu'en acrylique il était aussi possible de retravailler une peinture dont on n'est pas satisfait avec un jus d'acrylique blanc étalé sur toute la surface de la toile. Il appelait ça un "embu".
L'exercice était de retravailler un de nos tableaux de cette manière mais il avait bien insisté sur le fait que normalement cette technique n'est utilisée que sur des toiles où l'on n'a rien à perdre. Ça permettait de donner une présence fantomatique à la représentation, de donner une nouvelle vie au tableau en fait. J'avais presque oublié ce cours mais votre article m'y a fait penser ^^.

Randocroquis a dit…

Roy : Selon le wikidictionnaire, "embu" viendrai du verbe emboir à savoir imbiber. On parle également de ternir les couleurs, d'où peut-être ce jus de blanc que tu évoques.
En tout cas, vivement le prochain croquis raté !